La cantate intérieure au Quat'sous


La 60e saison du Théâtre de Quat'sous a démarré avec La cantate intérieure, de Sébastien Harrisson mise en scène par Alice Ronfard.

Cette courte pièce d'1 h 15 serait en littérature l'équivalent d'une brève nouvelle. Une histoire courte et assez accrochante qui, au travers d'une conversation, aborde une multitude de sujets à mettre en parallèle.

Trois comédiens en scène accompagné de projections et de voix off, situé dans une pièce à huis clos installée sur un plateau tournant.

Ils se trouvent tous dans un immeuble désaffecté, ou chaque chambre contient une installation d'art in situ. La pièce dans laquelle ils sont offre un casque d'écoute qui permet d'entendre une voix féminine qui s’adresse au visiteur.

On assiste à la rencontre entre l'artiste (Marie Bernier) et un livreur UPS novice en art, mais fasciné par l'oeuvre (Stéphane Jacques) qui se lanceront dans une conversation naïve à propos de l'oeuvre d'art, du statut d'artiste, du spectateur novice et de l'intimité que l'on peut ressentir avec une oeuvre. Le dernier personnage, Claire Bonaparte (Dorothée Berryman), incarne de manière fantomatique cette voix de femme sortie directement de l'oeuvre. Le jeu est simple, sincère et efficace.

Le texte quant à lui se tient, mais je me questionne sur le manque de substance. On peine à comprendre la logique des projections, la Shoah est abordée sans grand fondement, les personnages ne creusent pas vraiment leurs questionnements respectifs. Le sujet central est traité un peu trop en surface à mon goût et, bien que j'ai passé un bon moment de théâtre, m'a laissée un peu sur ma faim.

Au Théâtre du Quat'sous jusqu'au 11 septembre
Texte Sébastien Harrisson
Mise en scène Alice Ronfard
Avec Marie Bernier, Dorothée Berryman, Stéphane Jacques
Scénographie Gabriel Tsampalieros
Costumes Sarah Lachance

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