Lectures de l'été - Nouveautés


Bonjour lecteurs!
Voici en vrac, 3 coups de coeur estivaux : La vie littéraire de Mathieu Arsenault, The fault in our stars de John Green et L'empreinte de toute choses d'Elizabeth Gilbert

La vie littéraire de Mathieu Arsenault 
Mathieu Arsenault a raison, de nos jours il y a plus de gens qui veulent écrire que lire. "La vie littéraire" est un coup de gueule monumental contre le milieu littéraire, l'écriture, notre époque actuelle et les effets pervers du web et des médias sociaux. Watch out, cet essai littéraire emprunt de cynisme ne contient aucune ponctuation. 
Je sais, je sais, ça ne donne pas envie, pourtant le livre est vraiment accessible. Semi-poétique sans être vague, on s'adapte vite à l'effet "écriture automatique" et on arrive facilement à suivre le fil réflexif. On se laisse volontiers bringuebaler par les mots en étant les premiers surpris de comprendre ce que l'auteur veut nous dire.
Un trip de littéraire soit, mais rempli de particules esthétiques. 

The fault in our stars de John Green
À force d'en entendre parler partout, je me suis dit qu'il fallait y passer. Il semblerait que le nombres de copies vendues dépasse l'entendement et la version cinématographique vient de sortir sur nos écrans.
The fault in our stars raconte l'histoire de deux adolescents cancéreux qui tombent en amour. Aussi niaiseux que ça puisse paraître, ça fonctionne à merveille et le charme du livre se situe surtout dans les personnages en tant que tels.
Une belle réflexion sur l'existence flotte en toile de fond et donne ce petit effet "Amélie Poulain" qu'on aime tous et qui nous rappelle d'apprécier ce qu'on a.

Phrase coup de coeur : "The world is not a wish-granting factory".

L'empreinte de toute choses d'Elizabeth Gilbert
J'adore Elizabeth Gilbert, après avoir vu sa conférence TED à propos des attentes impossibles que nous avons envers les artistes, je suis tombé sous le charme de sa personnalité drôle et touchante. Après Eat, Pray, Love (et son adaptation cinéma "blockbusterienne" avec Julia Roberts), j'étais curieuse de découvrir son second livre.
Et bien c'est une réussite! Elle a eu l'intelligence de changer radicalement de genre. Loin de l'autofiction L'empreinte de toute chose, se situe au XIXème siècle à Philadelphie et raconte l'histoire d'Ama Whittaker, fille d'un riche père botaniste sans manière, qui a le cerveau bien allumé pour une jeune femme de son époque. Ce portrait est plein de rebondissements, un véritable hommage au femmes de science.
De la pure fiction romancée, pleine de charmants détails dans un style pseudo-naif vraiment bien amené.

Phrase coup de coeur : "Alma en arriva à considérer le travail de bibliothécaire comme une sorte de jardinage d'intérieur, avec toutes les satisfactions que procurent le labeur physique et les magnifiques découvertes"